« Dites-le moi du bout des lèvres, je vous entends du bout du cœur »

La bibliothèque vous donne rendez-vous le mardi 30 octobre à Gilly pour une après-midi en compagnie de Barbara …*

(Voir aussi  article précédent  Cycle « Auteurs et interprètes de grandes chansons françaises » )

Lors de cette après-midi, nous reviendrons sur le parcours mouvementé de la longue dame brune (comme l’appelait affectueusement le chanteur Georges Moustaki), et nous ne résisterons pas au plaisir de réécouter ses chansons à la poésie parfois mélancolique, parfois tendre, parfois pleine d’espérance.

Histoire de vous replonger d’ores et déjà dans l’histoire de cette grande chanteuse, voici quelques pistes…

Vous pouvez par exemple lire en grands caractères la biographie que lui consacre Marie Chaix, qui a travaillé pour Barbara durant quelques années, et qui raconte sa vie et ce que la chanteuse lui a confié, avec une grande tendresse et une belle complicité.

 « Barbara » de Marie Chaix

Barbara : une voix, un piano, une silhouette, des légendes, une histoire d’amour entre une grande artiste et son public…  » Je ne suis qu’une femme qui chante « , répétait-elle depuis les années soixante quand le succès enfin la distingua.  » Dis, quand reviendras-tu ? « ,  » Nantes « ,  » Göttingen « ,  » L’Aigle noir « , inoubliables ritournelles, continuent de nous accompagner. Une femme qui chanta sa vie, ses drames et ses joies, où chacun se retrouvait avec passion, femme de lumière et d’ombre, de violence et de douceur, femme de cœur et de révolte. Toujours présente dans notre mémoire, sa parole demeure vivante et bouleversante, dix ans après sa disparition à l’âge de soixante-sept ans. (source : Babelio.com)

Si vous lisez en braille, vous aurez la chance de pouvoir lire l’autobiographie même de Barbara. La dame en noir, comme on l’appelait, a en effet commencé à écrire ses mémoires en rassemblant ses souvenirs et en recontactant toutes les personnes importantes de sa vie pour l’aider à se rappeler de tout. Elle décèdera malheureusement avant d’avoir pu en venir à bout. Son récit sera toutefois publié à titre posthume sous le titre « Il était un piano noir »

« Il était un piano noir » de Barbara (3 volumes)

Plus jamais je ne rentrerai sur scène. Je ne chanterai jamais plus.
Un soir de 1993, au Châtelet, mon cœur, trop lourd de tant d’émotion, a brusquement battu trop vite et trop fort, et, durant l’interminable espace de quelques secondes où personne, j’en suis sûre, ne s’est aperçu de rien, mon corps a refusé d’obéir à un cerveau qui, d’ailleurs, ne commandait plus rien. J’ai gardé, rivée en moi, cette panique fulgurante pendant laquelle je suis restée figée, affolée, perdue.
J’ai dû interrompre le spectacle pendant quelque temps, puis définitivement…
Durant deux ans, j’ai fait le deuil d’une partie de ma vie qui venait brusquement se terminer. Ecrire
, aujourd’hui, est un moyen de continuer le dialogue. (extrait)

En braille également, vous pourrez retrouver Barbara évoquée dans le livre « Les vilains petits canards » de Boris Cyrulnik.

« Les vilains petits canards » de Boris Cyrulnik (6 volumes)

On constate qu’un certain nombre d’enfants traumatisés résistent aux épreuves, et parfois même les utilisent pour devenir encore plus humains. Où puisent-ils leurs ressources ? Par quel mystère parviennent-ils à métamorphoser leur meurtrissure en force ? Comment réapprennent-ils à vivre après une épreuve ? Maria Callas, Barbara, Georges Brassens… Ces cas de résilience sont célèbres. Boris Cyrulnik décrit ici ce que pourrait être chacun d’entre nous. Cette nouvelle attitude face aux épreuves de l’existence nous invite à considérer le traumatisme comme un défi. Un livre optimiste qui prouve que, pourvu que des mécanismes de défense se mettent en place et que des mains se tendent, aucune blessure n’est irréversible. (source : Babelio.com)

Bonnes lectures et à la semaine prochaine !

*Mardi 30 octobre : de 13 h à 15 h. Où ? ONA Hainaut, chaussée impériale 91 bâtiment 4 à 6060 Gilly (métro Gazomètre). Retour prévu à la gare à 15 h 30. Tarif membre : gratuit, tarif plein : 2 €. Possibilité de participer au brunch papote de la matinée (10 h – 12 h) avec prise en charge à la gare de Charleroi Sud à 9 h 30 précises. Prévoir un pique-nique si tel est le cas. Inscriptions indispensables par téléphone au 02/241 65 68 ou par mail via inscriptions@ona.be